Histoire de la commune

 

A l’origine elle a tiré son nom de Fragan, seigneur breton de souche galloise, qui émigra en Bretagne à la fin du 4ème siècle, accompagné de ses deux enfants WETHENOC et JACUT et de leur mère du nom de GUEN. Il s’installa à Ploufragan (22) où, plus tard naquit GUENOLE. Après quelques années, il  déménagea, afin d’occuper le château de LESGUEN à Plouguin dans le LEON.
Il se distingua en l’an 401 à la tête des Bretons, il repoussa victorieusement une incursion de barbares débarqués entre Guisseny et Kerlouan, témoin la croix de « Mil Guern » ou  « mille mâts » élevée non loin du village de Kervolant. Cette victoire lui valut sans doute une certaine notoriété…

 

En l’an 1800, annexée au canton de Lannilis, elle va le demeurer jusqu’en 1967 où, sur sa demande, elle fera désormais partie du canton de Lesneven.

Et l’autonomie de la paroisse ? Elle ne tardera pas, puisque la demande formulée le 17 avril 1791 obtiendra satisfaction en octobre de la même année. Voila donc Saint-Frégant devenue entièrement indépendante de Guisseny !

Et, son église au cours de toutes ces diverses péripéties de son histoire locale ?

La date de la construction de l’Eglise peut être située aux environs de 1730. On connait le nom du gouverneur de la fabrique de Saint-Frégant au moment de sa construction, suite à une inscription sur le clocher : - «  ABIVEN GOV … 173… »

La même date incomplète est à rapprocher des dates lues sur les clochers voisins de Guisseny (1733) et Plouneour-Trez (1734).

On sait que la population de l’époque était évaluée à 730 habitants. Si lors du projet de refonte des paroisses en 1791, qui prévoyait une population de 1130 habitants à Saint-Frégant, l’agrandissement de l’église fut envisagé, il faudra attendre le 26 juillet 1874, date à laquelle cette question fut soumise au conseil municipal.

Sans doute était-elle jugée trop petite pour une population d’environ 800 habitants à cette époque. Un rapport datant du 15 octobre 1885 qui accompagne un projet d’agrandissement  mentionne : « L’église est bâtie sur un plan très simple, il n’y a pas de transept et le chœur de forme carrée est directement dans le prolongement de la nef principale, etc.… ».

Aussi, est-ce en 1889 que le projet d’agrandissement est mis à exécution. A la construction existante vint s’ajouter celle du transept, du chœur, des sacristies, l’agrandissement des vitraux des nefs latérales.

Dès sa construction elle fut dédiée à Saint Fragan et à son fils GUENOLE.

Si la construction et l’agrandissement de l’église ont été réalisés grâce au concours de tous les paroissiens de Saint-Frégant, il y a lieu de souligner que la famille noble de Penmarch y a apporté sa précieuse contribution, autant sans doute dans l’ornementation que dans la construction. La paroisse leur en saura gré par la suite. Il n’est pas de rappeler que la prière dite à leur intention tous les dimanches au prône de la masse. (Cette pratique a disparu depuis le dernier concile).

D’autre part, leurs armoiries figurent sur les vitraux, A gauche du chœur, en haut du vitrail se trouve « une tête de cheval d’argent bridée d’or ».

Il y a lieu de rappeler que l’intronisation d’une nouvelle cloche un jour de pardon en fut également un jour de fête pour la paroisse.

 

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